27éme édition du Forum de l’économiste maghrébin : 70 ans d’indépendance l’heure du cap l’heure des choix

Evènements nationaux

Au programme de la 27éme édition du Forum de l’économiste maghrébin sous la thématique «70 ans d’indépendance l’heure du cap, l’heure des choix », un troisième panel intitulé « le mix énergétique, volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone : l’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie » dans lequel Mme Olfa Chammari, responsable de la planification stratégique et du contrôle de gestion à la CDC a intervenu.


Le panel comprend aussi :

  • Mme Afef Jaafar, Conseillère auprès du Secrétaire d’Etat à la Transition Energétique, Ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie
  • M. Rami Elgolli, International consultant in Green Energy, Carbon Accounting & Auditor 50001
  • Mme Hajer Chekir, Directrice commerciale BYD Tunisie
  • Modéré par M. Serge Degallaix, Associé-Gérant chez SDCP et vice – président Esprit Béguinage, plusieurs axes de discussion ont été abordés à l’instar de la dépendance énergétique la vulnérabilité aux chocs exogènes, déploiement des énergies renouvelables et cadre réglementaire, financement de la transition énergétique et opportunités industrielles liées à l’économie verte. 


Lors de son interlocution Mme Chammari a rappelé que la CDC, bras financier de l’État, place l’appui à la transition énergétique au cœur de ses priorités stratégiques afin de contribuer à la souveraineté nationale tout en répondant aux enjeux climatiques et environnementaux. Dans un contexte marqué par l’urgence climatique, la transition de la Tunisie nécessite des financements considérables, estimés à 54,5 milliards de dollars américains sur la période 2026-2030, selon la Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0). Près de 40 % de cette enveloppe, soit 21,6 milliards de dollars seront consacrés à la transition énergétique.


Ces investissements couvriront notamment le développement de la production des énergies propres, la modernisation des réseaux de transport d’électricité, l’efficacité énergétique, les solutions de stockage, ainsi que les usages industriels et le transport durable. Au-delà de son impact environnemental, l’action climatique constitue également un levier majeur de développement économique et social. À l’inverse, l’inaction pourrait ferait peser un risque majeur sur l’emploi, la croissance et la lutte contre la pauvreté.

Dans cette dynamique, la CDC entend jouer pleinement son rôle de catalyseur afin de stimuler l’investissement et de créer un effet de levier capable de mobiliser davantage de financements au service de la transition énergétique. Pour atteindre cet objectif stratégique, l’institution s’appuie sur trois piliers majeurs.

Le premier consiste à renforcer les actions de prospection afin de constituer un portefeuille de projets à fort impact. Le deuxième vise le développement d’instruments financiers innovants, adaptés aux spécificités des projets contribuant à la transition énergétique. Enfin, le troisième pilier porte sur la révision des processus métiers de la CDC afin de les aligner sur les meilleures pratiques internationales en matière d’investissement à impact. Cette démarche permettra de mesurer, de gérer et de valoriser les impacts environnementaux générés, au-delà de la seule performance financière.